Le Haillan
Mairie_du_Haillan
Surface
> 1 000 m²
Budget
> 5 millions d'€
Maître d’ouvrage Ville du Haillan
Phase Chantier
Matériau Principal Bois
EN COURS
LE_CHANTIER
Un chantier maîtrisé en site occupé
La réalisation de l’opération en site occupé impose une organisation rigoureuse et progressive, garantissant la continuité des services publics tout au long des travaux. Le phasage est pensé comme un véritable outil de projet, permettant de dissocier les interventions, sécuriser les zones de chantier et limiter les nuisances pour les usagers comme pour les agents.
Cette approche s’appuie sur une coordination étroite entre les équipes de maîtrise d’œuvre, les entreprises et la maîtrise d’ouvrage, afin d’anticiper les interfaces, adapter les modes opératoires et maintenir un haut niveau de sécurité. Les circulations, les accès et les zones sensibles font l’objet d’un traitement spécifique pour assurer la lisibilité et le confort d’usage.
Enfin, le chantier devient une opportunité de dialogue avec les occupants, intégrant leurs contraintes et leurs retours dans une démarche d’intelligence collective. Cette gestion fine du site occupé contribue à la réussite globale du projet, en conciliant exigence technique, qualité d’usage et continuité du service public.















ÉLABORATION
LA_CONCEPTION
Ni effacement ni ostentation : l'architecture comme art de la juste mesure et du lien
Un trait d’union entre mémoire et futur assumé
Intervenir sur la mairie du Haillan, c’est d’abord poser une question fondamentale : que doit être un équipement public au XXIe siècle ? Notre réponse tient en un geste : celui du trait d’union. Entre le bâtiment patrimonial de l’avenue Pasteur et l’extension sobre en arrière-plan, entre la place Henri Bos et la place François Mitterrand, entre les agents et leurs administrés. Le hall d’accueil retourné sur la rue Clémenceau matérialise cette rotule urbaine et sociale. Ni pastiche ni rupture, le projet assume une synthèse : rationalité structurelle, sobriété d’écriture, chaleur des matières naturelles — au service d’une citoyenneté vécue au quotidien.




La mairie comme rotule d’un centre-ville qui se réinvente
Le projet s’inscrit dans la dynamique engagée par la ZAC Cœur de Ville, portée par la Fabrique de Bordeaux Métropole. L’implantation n’est pas neutre : le bâtiment historique tient la façade sur l’avenue Pasteur, l’extension dessine un fond de scène en R+2, et la venelle Nord-Est réinterprète une typologie urbaine propre à l’identité haillanaise. Ce corridor piéton sécurisé, à l’écart des flux routiers, relie le pôle culturel au parc du Ruisseau, affirmant la mairie comme véritable nœud de mobilités douces. Un plateau républicain lisible, accessible, qui s’installe dans la ville sans l’écraser.

De la venelle à la toiture : la nature habite
Quatre séquences paysagères composent un récit cohérent : la venelle (corridor écologique aux essences locales), le parvis (socle minéral animé d’une fontaine sèche et d’arbres de haute tige), le jardin de la mairie (cœur d’îlot pour cérémonies et pauses quotidiennes), et le paysage suspendu (toitures et terrasses végétalisées). Chaque strate s’inscrit dans la trame verte, en continuité avec les espaces publics adjacents.


Le bon matériau, au bon endroit, pour la juste durée : construire responsable
Le projet vise le niveau E3C2 de la réglementation RE2020, selon le seuil 2025, sans en faire un argument de vitrine. La stratégie est systémique : structure poteaux-poutres en bois lamellé-collé GL24h provenant de Nouvelle-Aquitaine, isolation biosourcée en fibre de bois issue de l’usine de Casteljaloux, planchers mixtes bois-béton, revêtements en linoléum naturel, peintures recyclées produites à Blanquefort. Le tout conjugué à une approche bioclimatique rigoureuse — protections solaires fixes calibrées par orientation, ventilation naturelle traversante, 27 kWc de photovoltaïque en toiture — pour un bâtiment sobre, décarboné et économe sur l’ensemble de son cycle de vie.

La transversalité comme culture de travail : repenser la mairie de l’intérieur.
Issue d’un travail co-construit avec les agents, l’organisation repose sur une trame de 1,35 m garantissant une modularité totale des plateaux. Chaque service occupe un niveau dédié, favorisant la transversalité. Trois noyaux de circulation limitent les distances à une vingtaine de mètres. Tisaneries, terrasse de pause et jardin accessible rythment la journée de travail. Le public bénéficie d’un accueil fluide et dignement aménagé.


La structure est lisible, les matières honnêtes : l’architecture n’a rien à cacher
Face au bâtiment historique de modénatures classiques, l’extension répond par une matérialité sobre et sincère. La structure en bois lamellé-collé est laissée visible, partout. Elle participe autant à l’atmosphère chaleureuse des espaces intérieurs qu’à l’image extérieure du bâtiment. Les façades jouent d’un rythme binaire plein-vide, en retrait de la trame bois verticale, pour une composition dense et pérenne, qui refuse tout effet de mode. En sous-face, le solivage apparent des planchers mixtes bois-béton révèle la logique constructive. Les revêtements de sol en linoléum naturel, les peintures biosourcées complètent une palette cohérente, sans artifice.

Partenaires
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