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St Jean d'Illac

Espace_Quérandeau

Surface

> 1 000 m²

Budget

> 5 millions d'€


Maître d’ouvrage Ville de St Jean d'Illac



Phase Livraison

Matériau Principal Métal


TERMINÉ

LA_LIVRAISON

Un édifice de désir, sculpté pour la ville, habité par ceux qui en ont besoin

Un totem. Pas une salle.

La Salle Quérandeau ne s’est pas construite sur un programme. Elle s’est construite sur une conviction : l’architecture culturelle doit désirer, provoquer, captiver — avant même que la porte s’ouvre. Le parti pris est celui d’un objet-sculpture ancré dans la ville, entre histoire et devenir, entre l’échelle basse de la Mairie et le vide généreux du parc à venir. La tension entre l’opacité nécessaire d’une grande salle et l’exigence de transparence d’un équipement public devient le moteur créatif. Les volumes se « déhanchent », s’étagent, s’offrent. Le bâtiment ne joue pas la discrétion — il revendique sa présence tout en faisant allégeance à son contexte.

 

Une inauguration sublimée par une chorégraphie artistique de Tango Nomade, un ballet aérien enchanteur sur la façade en acier Corten !
ÉLABORATION

LA_CONCEPTION

Implanter, c'est choisir un camp. Ici, nous avons choisi la ville entière.

Charnière entre mémoire urbaine et territoire en devenir

Le site est paradoxal : coincé entre le socle historique de la Mairie et les friches d’une ZAC en gestation, il exige une réponse qui ne choisisse pas un camp mais les réunisse. L’implantation de la grande salle au nord libère le front sud vers l’Esplanade Pierre Favre. Les volumes s’abaissent progressivement vers la Mairie, épousant son épannelage sans jamais l’imiter. La salle devient jalon d’un parcours urbain apaisé — du Parc le Bigou jusqu’à l’Espace Sahnoun — activant une coulée verte transversale que le projet formalise sans l’enfermer. L’urbanisme ici n’est pas règlementaire. Il est narratif.

Les pins parasols ne sont pas un décor. Ils sont coauteurs du projet

Deux pins parasols remarquables structurent le parvis bien avant que le bâtiment n’existe. Ils sont conservés, mis en scène, célébrés — leur hauteur de frondaison devient la ligne de référence du premier volume perçu depuis l’Avenue du Las. La palette végétale du parvis est pensée saison par saison : petits arbres à fleurs, arbustes persistants, vivaces et bulbes composent une partition botanique continue. Le parc arrière, révélé par le projet, amorce la coulée verte vers le théâtre de verdure. La nature ici n’accompagne pas l’architecture — elle en définit les règles du jeu.

L’acier corten comme une évidence

Le béton aurait écrasé. Le bois en façade aurait fatigué. Le verre aurait brillé pour ne rien dire. L’acier corten s’impose comme une évidence conceptuelle autant que constructive : il patine, se stabilise, vieillit mieux que nous. Sa teinte rousse entre en résonance avec la pierre blonde des bâtiments historiques du centre-bourg et les tonalités changeantes de la forêt landaise. Les références revendiquées — Chillida, Serra, le Musée Soulages de RCR — disent clairement l’ambition plastique. À l’intérieur, le bois lamellé-collé en structure et le lattage bois en parement tissent un hommage direct aux établissements Quérandeau, dont ce sol porte encore la mémoire.

La salle ne change pas de nature. Elle change de configuration. La nuance est essentielle

Cinq cents places assises, mille debout, quatre cents en configuration mixte, quarante stands d’exposition, une scène ouverte sur le théâtre de verdure : la salle s’adapte sans jamais se dénaturer. La tribune télescopique motorisée se déploie en moins d’une heure par deux opérateurs. Les flux — public, artistes, livraisons, scolaires — sont séparés avec une rigueur logistique rare à cette échelle. Le hall généreux n’est pas une antichambre : il est un lieu de vie à part entière, ouvert toute la journée, extensible à la salle, disponible pour l’exposition ou le concert acoustique. Chaque mètre carré a une raison d’être. Et une façon d’être vécu.

 

La scène ne regarde pas qu’une direction. Elle choisit.

La grande salle de la Salle Quérandeau porte en elle une ambition rare : celle d’une scène qui se retourne. Littéralement. La paroi de fond de scène s’ouvre sur 14 mètres de large et 7 mètres de hauteur, effaçant la frontière entre l’intérieur et le parc. Le plateau devient alors double face — tourné vers les 500 spectateurs de la tribune télescopique d’un côté, vers le théâtre de verdure et son public de plein air de l’autre. Cette réversibilité n’est pas une option de confort. Elle est une position architecturale et programmatique sur ce que doit être un équipement culturel public : généreux, ouvert, capable de se réinventer sans se reconstruire.

EN COURS

LE_CHANTIER

Partenaires

Ils sont avec nous sur ce projet

DUCKS SCENO Scénographe | ALIENOR INGENIERIE BET Pluridisciplinaire | CAP INGELEC BET Fluides/Environnement | IDB ACOUSTIQUE Acousticien | YON ANTON OLANO Concepteur lumière | TROUILLOT HERMEL PAYSAGISTES Paysagistes concepteurs
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NOTRE_ACTU

CRÉATION

L’Atelier FGA a été créée en 1994
par François Guibert à Bordeaux.

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