St Lizier
EHPAD_Site_du_Rozès
Surface
> 2 500 m²
Budget
> 5 millions d'€
Maître d’ouvrage GHT DES PYRENEES ARIEGOISES
Phase Conception
Matériau Principal Béton
ÉLABORATION
LA_CONCEPTION
Ici, l’architecture ne s’impose pas : elle révèle le lieu et accompagne les vies.
Une architecture qui s’efface pour révéler le lieu.
À Saint-Lizier, le projet s’inscrit dans un paysage hospitalier et patrimonial d’une grande sensibilité. Notre parti pris est celui d’une architecture de continuité : transformer le pavillon Dromard en USLD et prolonger l’EHPAD « Orée du Bois » dans une même écriture calme, lisible et profondément ancrée dans le site. Les volumes se déploient avec retenue, suivant une géométrie en éventail qui clarifie les flux, accompagne la topographie et ouvre largement les bâtiments vers le paysage. Loin d’un geste démonstratif, l’architecture privilégie la justesse des proportions, la continuité des matières et la qualité des usages pour composer un lieu de soin à la fois humain, apaisé et durable.
Le projet s’appuie sur la topographie naturelle du site du Rozès pour organiser une implantation douce et lisible. Les bâtiments se déploient selon une composition en éventail, suivant les courbes de niveau et ménageant des vues vers le bourg historique de Saint-Lizier et le paysage environnant.

Cette implantation permet de limiter les émergences bâties, de préserver les covisibilités patrimoniales et d’offrir une accessibilité de plain-pied aux principales entités fonctionnelles. Les plateformes successives structurent naturellement les parcours et facilitent la dissociation des flux. Le projet renforce ainsi la lisibilité du site hospitalier tout en conservant l’équilibre entre bâti, paysage et horizon.


Le projet s’inscrit dans une logique de sobriété et de durabilité, articulée autour de la réhabilitation du pavillon Dromard et d’une conception bioclimatique attentive au site. L’implantation optimise les apports solaires passifs tandis que la morphologie des toitures favorise ventilation naturelle et protection des façades. Les matériaux sont choisis pour leur durabilité, leur facilité d’entretien et leur cohérence avec le territoire.
Une stratégie d’économie circulaire permet également de valoriser une part significative des matériaux issus de la déconstruction, intégrant le réemploi dès la conception. Cette approche environnementale privilégie la performance sur le cycle de vie et une gestion raisonnée des ressources.



La nature comme prolongement du soin.
Le paysage constitue la véritable trame du projet. Jardins thérapeutiques, cheminements de déambulation, terrasses et placettes s’organisent comme une extension naturelle des espaces intérieurs. Les parcours invitent à la promenade et à la contemplation, ponctués d’assises, de potagers et de zones d’activité extérieure. La palette végétale privilégie des essences locales, odorantes, comestibles ou texturées afin d’éveiller les sens et accompagner les saisons. Au sud, les jardins s’ouvrent vers la clairière et les reliefs lointains ; au nord, les parvis cadrent les vues vers le cœur historique de Saint-Lizier. Le paysage devient ainsi un support quotidien de bien-être, de rencontre et d’apaisement.




Une intervention issue de la matière du territoire.
La matérialité du projet repose sur un vocabulaire simple et durable. La pierre locale structure les façades et ancre les volumes dans le paysage du Couserans. Elle dialogue avec des enduits à la chaux aux tonalités claires qui adoucissent la présence bâtie et révèlent la lumière. Les toitures mono-pente prolongent l’écriture existante et assurent une lecture unitaire de l’ensemble. Les menuiseries aluminium thermolaqué, fines et performantes, accompagnent la composition des façades sans rupture. Cette palette minérale, sobre et robuste, inscrit le projet dans une continuité constructive avec l’histoire du site tout en affirmant une écriture contemporaine maîtrisée.

Une architecture de la bientraitance.
L’organisation spatiale repose sur une architecture de la bientraitance, attentive aux usages réels des résidents, des soignants et des familles. Les unités d’hébergement sont conçues comme de petits foyers de 6 à 14 chambres, favorisant repères, intimité et relations sociales. La compacité du plan limite les distances de déplacement pour les équipes tout en maintenant des ouvertures constantes vers le paysage. Les espaces communautaires – salons, salles à manger, bibliothèques, cuisines thérapeutiques – constituent le cœur de la vie quotidienne. Les lieux de soin, centralisés, assurent efficacité et lisibilité, tandis que les espaces bien-être offrent des moments d’apaisement et de reconnexion.


Partenaires
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