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La Rochelle

La_Fabrique_du_Lien_Social_« Christiane_Faure »

Surface

> 2 500 m²

Budget

> 10 millions d'€


Maître d’ouvrage Ville de La Rochelle



Phase Livraison

Matériau Principal Béton


TERMINÉ

LA_LIVRAISON

Pas un bâtiment de plus. Un morceau de ville en plus

Une greffe urbaine, pas un bâtiment

Tout part d’un principe simple et exigeant : ne rien inventer, mais tout réinventer. Le projet s’enracine dans le « génie du lieu » rochelais — cette compacité minérale, ces rythmes urbains, ces circulations qui s’épanouissent en placettes — pour en proposer une continuation honnête et bienveillante. La programmation cesse d’être un empilement fonctionnel pour devenir une chaîne de valeurs. Le centre social et culturel, les gradins et le grand espace paysager partagent une même ambition : mettre en mouvement un quartier de flux, transformer une porte d’entrée nord de La Rochelle en un lieu de destination assumé, vivant, co-construit.

ÉLABORATION

LA_CONCEPTION

S'implanter juste, c'est déjà construire la moitié de la ville

Porte d’entrée, rotule urbaine, nouveau centre de gravité.

L’implantation résulte d’une lecture fine des flux et des échelles. En façade rue des Voiliers, le bâtiment tient l’alignement avec rigueur, la rupture d’alignement signale l’entrée. En cœur d’îlot, la volumétrie se libère, se sculpte, se perce. Les hauteurs respectent les préconisations du PSMV tout en jouant de la topographie pour dégager des percées visuelles vers l’église Notre-Dame. Les gradins publics viennent structurer les transitions entre les différentes strates du site, depuis la rue jusqu’au cœur paysager. La hiérarchie des espaces suit une logique de ville ancienne : de la rue à la venelle, de la venelle à la placette, de la placette au belvédère. Le projet retisse, à partir d’une nouvelle centralité, un maillage doux vers le centre historique.

Ici, le végétal ne décore pas — il structure

Le parti paysager s’articule autour d’un geste topographique fort inspiré des anciennes fortifications rochelaises : ouvrir, creuser, soulever le terrain pour faire émerger une succession de terrasses et de gradins végétalisés qui descendent doucement vers le cœur d’îlot. Ces gradins ne sont pas de simples sièges — ils sont talus plantés, promenades en pied de remparts, scènes de plein air improvisées. Les trois typologies d’espaces — place du village, place haute, place basse — fonctionnent comme autant de séquences paysagères à vivre différemment selon l’heure, la saison, l’usage. Le végétal colonise tout : patios, façades bois de l’ALSH, jardins en pleine terre. Il se fait oasis urbaine, régulateur thermique, promesse de biodiversité.

Le projet compose avec le PSMV sans s’y soumettre

Quand l'espace est juste, l'usager ne le remarque pas — il le vit.

De l’architecture fonctionnelle à l’architecture émotionnelle

L’organisation des locaux a été guidée par une hiérarchisation par tranches d’âge et par niveaux d’autonomie de chaque pôle. La petite enfance s’ancre au rez-de-chaussée avec accès direct aux espaces extérieurs sécurisés. L’espace jeune, en prise directe sur la place basse et ses gradins, fonctionne en autonomie. L’ALSH prend ses aises en R+1 sur une toiture-jardin pensée comme des cabanes dans les arbres. Les adultes trouvent en R+1 leurs salles d’activités ouvertes sur le jardin partagé. Partout, les patios ponctuent les circulations, les parois vitrées éliminent les culs-de-sac, les portes-à-faux créent des seuils. La salle polyvalente s’ouvre sur l’esplanade gradinée, le hall sur la ville. Il n’y a plus ni dedans, ni dehors.

À La Rochelle, la lumière est le premier matériau

À La Rochelle, ville de pierre claire et de lumière vive, l’architecture ne pouvait ignorer cette évidence. Le hall du centre social, véritable atrium ouvert sur trois niveaux, joue d’une faille verticale vitrée précisément cadrée sur le clocher de l’église Notre-Dame — dialogue subtil entre présent et patrimoine. Les gradins extérieurs, orientés pour capter la lumière du sud, prolongent cette logique vers l’espace public. Dans la petite enfance, des patios ponctuent les circulations d’une lumière douce et maîtrisée. Dans l’espace parents-enfants, des percements spécifiques créent une ambiance de « ciel étoilé ». La lumière n’éclaire pas — elle raconte.

Trois matières, une cohérence, aucun superflu

La Rochelle impose son caractère : pierre claire, lumière vive, densité minérale. La réponse ne pouvait être qu’un béton architectonique blanc, préfabriqué en atelier pour garantir la maîtrise parfaite des teintes et des calepinages. Ce matériau noble assure l’inertie thermique du bâtiment BEPOS, se prolonge de l’extérieur vers l’intérieur, abolit les frontières. Les gradins en parement pierre calcaire rappellent l’identité des remparts rochelais et ancrent le projet dans la mémoire du site. Le verre collé, aussi transparent que possible, capte et redistribue la lumière naturelle. Le bois vient tempérer la minéralité en vêture de façade côté ALSH. Le végétal, quatrième matériau à part entière, change de couleur avec les saisons.

EN COURS

LE_CHANTIER

Partenaires

Ils sont avec nous sur ce projet

O+ URBANISTES Urbanistes | SOLER IDE Démarche environnementale | TPF INGENIERIE BET Pluridisciplinaire | TROUILLOT HERMEL PAYSAGISTES Paysagistes concepteurs | FREELANCE ETUDES Economiste de la construction | YON ANTON OLANO Concepteur lumière | GAMBA ACOUSTIQUE Acousticien
ARTHUR PEQUIN Photographe
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NOTRE_ACTU

CRÉATION

L’Atelier FGA a été créée en 1994
par François Guibert à Bordeaux.

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